Exposition temporaire

Le futur, c’est quoi ?

7 mai 2026 - 10 janvier 2027

Robots, porte-bonheurs ou cartes de tarot : tous ces objets reflètent notre désir de comprendre ce que demain nous réserve. Entre croyances, technologies et imaginaires, ils révèlent la richesse des façons d’anticiper l’avenir. Dans sa prochaine exposition « Le futur, c’est quoi ? », le MEG questionne ce que veut dire le futur.

Un jeu vidéo, un robot, une application météo, des porte-bonheurs, des cartes de tarot ou des statuettes bouddhiques : est-ce les objets peuvent nous aider à entrevoir l’avenir ? Cette interrogation est au cœur de la nouvelle exposition temporaire que propose le MEG.

L’exposition débute par un véritable cabinet de curiosités, rassemblant des futurs d’hier et d’aujourd’hui, d’ici et d’ailleurs. Aux côtés d’objets anciens, qui parlent de l’avenir et du temps qui passe, se côtoient gadgets de pop culture et jeux contemporains qui évoquent des lendemains imaginés ou possibles. Une première constatation s’impose : depuis des siècles et partout dans le monde, les sociétés humaines cherchent à imaginer l’avenir, avec un riche répertoire d’objets et de symboles représentant le futur.

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Le futur, c’est quoi ?

Daruma robotique
Conçu par l’entreprise Toyzeroplus en Chine en 2021.
Collection particulière.
Photo © MEG, Demian Tschumi

Le Daruma est une figurine très connue au Japon. Elle vient d’une légende qui raconte comment le moine Bodhidharma est venu de Perse ou d’Inde pour apporter le bouddhisme en Chine et au Japon. Cette statuette ronde et rouge, ici présentée sous une forme futuriste, est traditionnellement fabriquée en papier mâché. Quand on fait un vœu, on peint sa première pupille. Si le vœu se réalise, on peint la seconde. Le Daruma est à la fois un objet à qui l’on confie un souhait, une preuve que le souhait s’est réalisé et un porte-bonheur.

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Le futur, c’est quoi ?

Oracle à souris
Le pot et ses accessoires ont été fabriqués par une personne inconnue du MEG issue de la population Baoulé en Côte d’Ivoire entre la fin du 19e et début du 20e siècle.
L’ensemble en matériaux mixtes a été acquis de l’ethnologue Hans Himmelheber en 1934.
MEG Inv. ETHAF 014522
Photo © MEG, Johnathan Watts 

Il existe dans la culture baoulé en Côte d’Ivoire une pratique de divination appelée «oracle à souris». Les souris pourraient aider les humains à connaître le futur. Pour cela, on place des souris dans une boîte contenant des bâtonnets et de la nourriture. En se déplaçant pour manger, les souris font bouger les bâtonnets. Une personne qui sait comprendre ces mouvements interprète ensuite la position des bâtonnets pour prédire le futur. Qu’il s’agisse d’un objet ou d’un être vivant, les humains ont souvent besoin d’une aide pour créer un lien avec le monde invisible.

Le parcours de l’exposition se déploie en quatre étapes et en quatre manières de concevoir le temps, car le futur n’occupe pas la même place dans la diversité des perceptions culturelles. Situer le futur, c’est déjà se situer soi-même face à lui.

Ces quatre sections invitent ainsi à interroger notre rapport au progrès technique, à expérimenter des stratégies pour dialoguer avec l’avenir, à découvrir des expressions artistiques qui imaginent des futurs désirables et, enfin, à explorer une diversité de devenirs possibles conçus ici, à Genève.

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Le futur, c’est quoi ?

Omnibot 2000
Robot conçu par l’entreprise Tomy au Japon en 1985.
Ce robot en matériaux mixtes a été prêté par le Musée Bolo - Musée suisse de l'informatique, de la culture numérique et du jeu vidéo à Lausanne.
Photo © 2025 Musée Bolo - Musée suisse de l'informatique, de la culture numérique et du jeu vidéo 

On imagine souvent que les robots symbolisent un futur où la technologie rendrait tout plus facile. Lors de sa création, le robot Omnibot 2000 avait deux missions principales : aider les humains dans leurs tâches quotidiennes et leur tenir compagnie. Mais il coûtait très cher, son fonctionnement était limité et sa programmation informatique trop compliquée. Il n’a donc pas été un succès et ne s’est pas vendu autant que prévu. Comme quoi, la technologie ne tient pas toujours ses promesses.

L’objectif de l’exposition n’est pas d’apporter des réponses définitives, mais d’encourager les visiteurs et visiteuses de tous âges à réfléchir à leur propre futur et à celui du monde qui les entoure. Au centre du propos : développer la capacité de chacun-e à imaginer, à comprendre et à agir sur demain.

Accompagnée par une scénographie ludique, colorée et immersive, l’exposition met en dialogue de nombreuses pièces issues des collections du MEG avec celles de de la Maison d’Ailleurs, du Musée Suisse du Jeu ou du Musée Bolo. Elle accueille également des œuvres de Vanessa Meister, Delphine Diallo, Cannupa Hanska Luger, ainsi qu’un projet né de la collaboration entre Mi Mawai, Madzerokai – L'École Vivante Baniwa et L’Abri - Genève. Quatre créations originales réalisées par des élèves de classes genevoises complètent cet ensemble.

Pensée pour être accessible aux jeunes publics, l’exposition résulte d’un travail mené durant deux ans avec deux classes genevoises de 9e Harmos. Les contenus, conçus pour être compréhensibles de 8 à 108 ans, proposent plusieurs niveaux de lecture pour aborder ce sujet complexe.

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Le futur, c’est quoi ?

Informations pratiques

2e sous-sol

Dès le 7 mai 2026
Du mardi au dimanche
de 11h à 18h

Tous publics

Accessible aux personnes à mobilité réduite

De 8 à 108 ans

12 / 8 CHF

Gratuit jusqu’à 25 ans ainsi que chaque 1er dimanche du mois