Le bâtiment

Un bâtiment emblématique de Genève

Réalisé par le bureau zurichois Graber Pulver Architekten AG en collaboration avec le bureau d’ingénieurs civils Weber + Brönnimann AG, le MEG offre au regard un design architectural audacieux, moderne et élégant. Il a été couronné du Prix de l’immobilier 2014 dans la catégorie « bâtiments publics », décerné par le magazine Bilan. Le projet d’extension et de rénovation du MEG a fait l’objet d’un concours d’architecture qui a été organisé en 2008 par la Ville de Genève. C’est le concept du bureau zurichois Graber Pulver Architekten qui a été retenu car il présentait de belles perspectives d’intégration dans le quartier. Conçu comme une pagode, le bâtiment se démarque au préalable par le revêtement métallique qui recouvre la structure porteuse en béton armé. Avec sa mosaïque en aluminium anodisé, la toiture évoque le tressage de la vannerie traditionnelle, les losanges symbolisant la vie et le partage. Au rez-de-chaussée se trouvent le hall d’accueil et le Café du MEG. Le 1er étage est dédié aux ateliers de restauration et de médiation culturelle. Le 2e étage abrite la bibliothèque Marie Madeleine Lancoux, le Ciné de poche et le Bocal, situés sous la toiture à la pente vertigineuse du Musée. Une mezzanine accueille le Salon de musique et un espace de travail. Éclairé par les ouvertures du toit, l’espace, d’une blancheur immaculée, revêt des allures de chapelle.

Un édifice qui n’est que le sommet de l’iceberg

Le parti pris des architectes zurichois a été de préserver l’esplanade en exploitant l’espace souterrain. Le bâtiment ne représente qu’1/3 de la surface totale disponible (7000 m2). C’est donc sous terre que le Musée se déploie, et ce, sur deux niveaux. Le premier sous-sol, auquel les visiteurs et les visiteuses accèdent grâce à un magistral escalier, abrite le Foyer, l’Auditorium, deux salles de conférence, ainsi que des locaux techniques. La véritable prouesse architecturale concerne le 2e sous-sol : ne reposant sur aucun pilier porteur, la dalle du plafond est en effet suspendue aux murs-poutres du niveau supérieur. C’est ici que se trouvent les salles d’exposition, dépourvues de lumière naturelle et conçues comme une boîte noire. Sur une surface de 2000 m2, elles disposent de parois modulables offrant une multitude de possibilités scénographiques. Actuellement, l’espace est séparé en deux parties de taille égale, l’une accueillant l’exposition permanente et l’autre l’exposition temporaire.

Un jardin où se côtoient minéral et végétal

L’esplanade qui permet d’accéder à l’entrée du Musée a été transformée en jardin d’agrément. Dessinée par le bureau Hager Partner AG, son aménagement paysager a fait la part belle au minéral et au végétal. Des parterres de fleurs, de végétaux et d’arbustes bordent des allées sinueuses, ainsi que des plans d’eau. Des bancs et une pergola viennent agrémenter ce lieu qui offre une parenthèse enchantée aux habitant-e-s du quartier. L’ancien bâtiment rénové L’ancien bâtiment du Musée a également été rénové pour accueillir les bureaux du personnel, des ateliers et des équipements techniques, ainsi que les Ateliers d’Ethnomusicologie (ADEM).

L’ancien bâtiment rénové

L’ancien bâtiment du Musée a également été rénové pour accueillir les bureaux du personnel, des ateliers et des équipements techniques, ainsi que les Ateliers d’Ethnomusicologie (ADEM).

Un impact énergétique réduit

Le MEG a été conçu pour répondre aux objectifs stratégiques et environnementaux de la Ville de Genève qui s’est fixée comme ambition d’être « 100 % renouvelable en 2050 ». La performance énergétique du Musée est équivalente au standard Minergie. Les besoins en chaleur du bâtiment existant sont assurés par une chaufferie centrale qui comprend trois pompes à chaleur air/eau, complétées par une chaudière à gaz. Avec une couverture par les énergies renouvelables de 75 %, ce projet a permis de réaliser la transition énergétique du MEG.